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Le PrisonnierLe Prisonnier

Opéra de Luigi Dallapiccola - En un acte avec prologue - Sur un livret du compositeur, d’après Villiers de l’Isle-Adam

Opéra créé et présenté en diptyque avec Le Château de Barbe Bleue en octobre 2015 au Théâtre du Capitole.

« J’aime le silence, ou plutôt le bruit des choses. Mais je n’oublie pas que de mes plus grands plaisirs, la musique tient peut-être la plus belle part. (…) Ces deux opéras sont très forts, mais étrangement ce n’est pas du côté de la musique que je les ai abordés. J’ai fait une plongée en profondeur dans les livrets. J’ai essayé d’en tirer les motifs premiers, et de leur donner un sens dans la scénographie. J’essaie de soulever des question d’espace, des questions qui sont en lien avec la physique du théâtre. »

Propos d’Aurélien Bory recueillis par André Lacambra
Pour Ramdam Magazine – Septembre 2015

 
 
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Aurélien Bory : ses premiers pas à l'opéra
05 octobre 2015

On connaît Aurélien Bory pour ses surprises, ses questionnements toujours habillés d’élégance, pour son mélange de danse, de cirque et de théâtre. Mais, grande première, il s’attaque à la mise en scène d’un opéra. Frédéric Chambert, le directeur artistique du Capitole à Toulouse a eu l’idée de lui confier deux pièces courtes pour en faire une soirée complète.

Tout d’abord, Le Prisonnier de Luigi Dallapiccola suivi après un entracte du Château de Barbe-Bleue de Béla Bartók. Deux œuvres très noires et il faut le dire, à cent lieues de la nonchalance à laquelle Bory nous avait habitués. Cependant, le metteur en scène vise juste. Il traite ces opéras avec le minimalisme et la sobriété qui leur conviennent : les gestes des chanteurs sont extrêmement réduits, presque contenus. Cet aspect volontairement statique des acteurs renforce la puissance de l’environnement scénique composé de voilages et l’intervention en direct du plasticien Vincent Fortemp, sur le fond de la scène du Prisonnier.

Même ceux qui sont peu sensibles à la musique contemporaine trouveront ici de quoi la découvrir, tant l’adéquation entre la scène et l’orchestre est réussie. La distribution l’est tout autant: Balint Szabo, la basse hongroise, est idéalement puissant et impassible dans le rôle de Barbe-Bleue. Le baryton turc Levent Bakirci est touchant de vérité dans le rôle du prisonnier. Il incarne magnifiquement tout le drame de l’homme condamné. Dans cette première œuvre, les chœurs sont tout bonnement exceptionnels et l’orchestre du Capitole, sous la baguette de Tito Ceccherini exalte toutes les nuances que ces deux partitions exigent.

On regrette que d’autres scènes ne se soient pas associées à cette production : quel dommage que des soirées si novatrices soient jouées si peu de fois !

François Delétraz

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DISTRIBUTION

Direction musicale Tito Ceccherini
Mise en scène Aurélien Bory
Collaborateur artistique Taïcyr Fadel
Artiste plasticien Vincent Fortemps
Scénographie Aurélien Bory, Pierre Dequivre
Costumes Sylvie Marcucci
Lumières Arno Veyrat

Dans le rôle de la Mère Tanja Ariane Baumgartner
Dans le rôle du Prisonnier Levent Bakirci
Dans le rôle du Geôlier / L’Inquisiteur Gilles Ragon
Dans le rôle des deux Prêtres Dongjin Ahn, Jean-Luc Antoine
Direction du Chœur du Capitole – Alfonso Caiani
Orchestre national du Capitole

Au Théâtre du Capitole de Toulouse
Les 2, 4, 6, 9 et 11 Octobre 2015
Durée : 2h10

Création originale : Le 1er décembre 1949 à Turin.
Crédit photos : Patrice Nin.