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IJKIJK

COMPAGNIE 111
(création 2000)

IJK, le titre indique les vecteurs i, j et k des trois dimensions, en géométrie de l’espace. IJK, est un volume, celui de la scène, celui dans lequel va se produire un mouvement et l’écriture du mouvement suit ici une logique de jonglage.

Jonglage des objets, où plusieurs volumes, des parallélépipèdes, sont posés sur le plateau, et dont l’ensemble est conçu pour être déplacé manipulé, comme principal accessoire de l’acteur. Son mouvement engendre des changements d’espace, et fait penser au Jeu de cubes d’Oskar Schlemmer.

Jonglage des corps, où les trois acteurs, deux garçons et une fille comme dans Le ballet triadique, utilisent les cubes comme support et socle de leurs mouvements et investissent l’intérieur de ces volumes pour une recherche acrobatique dans des espaces confinés.

 

Pablo Picasso, 1921, « Nous autres musiciens »

Jonglage de balles enfin, où la recherche est guidée par le son que les balles peuvent produire en rebondissant sur et dans les cubes. Cette démarche révèle le caractère rythmique et musical du jonglage. C’est ici le volume sonore qui est placé devant.

Avec la fabrication d’une musique, IJK rejoint l’idée du spectacle musical cher aux fêtes du Bauhaus, et aussi celle de l’acteur burlesque. Le graphisme des lumières qui reprend en à-plat et en grand les volumes présents sur scène place IJK à la rencontre de ces deux pôles : entre art abstrait et humour de l’absurde.

Aurélien Bory (mars 2006)

L'univers est une catastrophe tranquille.

 Saint-Pol-Roux

Dans IJK, il s'agit de faire entendre la musique du jonglage.

 Aurélien Bory

the-new-york-times

Dance in Review (La Danse en Revue)
02 mai 2008

Compagnie 111, New Victory Theater 

Lors de sa dernière apparition à New York en 2004, la troupe française Compagnie 111 était venue avec un spectacle simplement captivant intitulé « Plan B », dans lequel figuraient un mur imaginatif et des tours d’illusion donnant des frissons. Il possédait également cette sorte d’imagination familière accrocheuse pour l’esprit d’un enfant mais pouvant malgré tout séduire les adultes.

Tout en étant proche de l’enfance et en faisant preuve de naïveté, la Compagnie 111 n’est jamais tombée dans la puérilité.

Cette compagnie de théâtre physique est revenue au New Victory Theater pour y présenter « IJK », une production d’une durée de 60 minutes qui, très sincèrement, semblait ce samedi déployer surtout sa magie sur le plus jeune public (les moins de dix ans). Première œuvre d’une trilogie – comprenant également « Plan B » et « Plus ou moins l’infini » -, « IJK » est une exploration ludique de la géométrie et du volume.

Conçue par Aurélien Bory, directeur artistique de la compagnie, l’œuvre est simplement contée au travers de courtes scènes. Exempt de démesure théâtrale, « IJK » met en scène Aurélien Bory en personne, Olivier Alenda et Anne de Buck, qui se servent de cubes, de balles et bien sûr de leur corps pour bousculer les idées reçues sur la perception et révéler la poésie qui se cache derrière la physique.

« IJK » débute dans le noir et vient peu à peu à la vie grâce aux lumières d’Arno Veyrat qui fait jaillir des formes géométriques aux couleurs gaies comme l’orange ou le vert. Des lignes et des angles – par exemple la manière dont un cube bascule latéralement sur un autre – sont intégrés dans la conception spatiale de l’œuvre. Puis, au bout d’un moment, cela se met à beaucoup ressembler à du « Sesame Street ».

Si « IJK » repose grandement sur l’illusion visuelle, il se veut également une exploration du son et du rythme. Dans l’une des scènes du début, Anne de Buck joue de l’accordéon tandis que des balles rebondissantes viennent ajouter des percussions et, plus tard dans le spectacle, Olivier Alenda jongle et dribble avec des balles tout en marquant avec ses pieds des pas de flamenco pleins de vivacité.

Lorsqu’elle est comparée avec « Plan B » telle que dans nos souvenirs, l’œuvre est décevante. Mais « IJK » n’est à aucun moment un spectacle prétentieux. Lorsque les tours deviennent ennuyeux, passez à un tour qui fonctionne et regardez-le avec vos yeux d’enfants.

Gia Kourlas

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Distribution

Avec : Olivier Alenda, Aurélien Bory, Anne De Buck
Et en régie : Stéphane Ley, Arnaud Veyrat

Crée à l’origine par Christian Coumin
Revu par Phil Soltanoff
Conception : Aurélien Bory

Expert en jonglage : Olivier Alenda, Aurélien Bory
Création et régie lumière : Arno Veyrat
Création et régie son : Stéphane Ley
Costumes : Sylvie Marcucci
Collaboration artistique : Thierry Dussout
Photographies : Aglaé Bory
Administration, production et diffusion : Florence Meurisse, Delphine Justumus

Production : Compagnie 111
Coproduction : Théâtre de la Digue/Toulouse, Espace Apollo/ Mazamet.

Avec le soutien de : Conseil Régional Midi-Pyrénées, Conseil Général de la Haute-Garonne, Mairie de Toulouse, Studio de création du Lido / Centre des arts  Cirque de Toulouse.

IJK est la première partie de la trilogie sur l’espace. Les parties suivantes, Plan B et Plus ou moins l’infini ont été créées en collaboration avec Phil Soltanoff