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corps noircorps noir

corps noir
Installation-performance

Le corps est opaque. Il cache un corps intérieur, un corps dans l’ombre, un corps qui éprouve. En physique un corps noir désigne un objet dont le spectre électromagnétique ne dépend que de sa température.

Le corps noir de Stéphanie Fuster est un spectre. Il se manifeste comme un rayonnement de chaleur, qui augmente lorsqu’elle danse. J’ai imaginé Corps noir comme un dispositif qui révèle l’empreinte que laisse la chaleur du corps. Enfermée dans un monolithe noir, Stéphanie Fuster fige sa danse. Son corps apparaît par contact. Les traces qu’il laisse s’évanouissent aussitôt qu’elles redeviennent froides.
Le corps de Stéphanie Fuster sort du noir. Et s’y perd à nouveau.

Aurélien Bory, mars 2016

 

"Le corps noir de Stéphanie Fuster est un spectre. Il se manifeste comme un rayonnement de chaleur, qui augmente lorsqu'elle danse."

 Aurélien Bory

 
toute-la-culture

Aurélien Bory suspend le corps dans l’espace
31 mars 2016

Sous les volutes majestueuses de l’Hôtel Salé au pied du grand escalier, Aurélien Bory installe un cube noir. La texture des parois rappelle celle des tampons encreurs. A l’intérieur se cache Stéphanie Fuster pour qui le circassien a composé en 2008 son spectacle de Flamenco « Questcequetudeviens? ». Déjà à l’époque, le duo explore le concept de la boîte. Dénudée, Stéphanie danse et laisse sur les parois translucides l’empreinte de la chaleur de son corps.

Suivant un procédé similaire, « Corps Noir » joue sur les traces laissées par le corps, conducteur d’eau et de chaud, sur les parois feutrées. L’empreinte est blanche sur fond noir. Comme la membrane qui engloutissait Kaori Ito dans « Plexus », celle du cube niché au pied de l’escalier de l’Hôtel Salé respire, le son produit est amplifié et résonne dans les couloirs du musée. D’abord figurative, laissant apercevoir très nettement les cuisses, l’articulation des hanches, le mamelon des seins, les contours du visage, le dessin des oreilles, l’ombre en contrepoint de Stéphanie Furster se fait plus abstraite. Ici il ne reste de son corps qu’une trainée de poudre, là un enchevêtrement cubiste, sous l’oeil invisible de Picasso et Barcelò.

Régulièrement un bras mécanique passe pour effacer la surface. Reboot. Ce travail d’Aurélien Bory s’inscrit dans la continuité de ses recherches, autour d’une poésie respiratoire initiée dans « Plexus » et dans une réflexion autour de l’objet mécanisé entamée avec « Sans Objet ». Et si le corps restait suspendu, pour quelques secondes de plus, dans l’espace ? Et si notre rétine stroboscopique se posait lentement, comme une caresse, sur cette image pour ralentir, savourer un peu plus? C’est dans ce genre de moments, dont Aurélien Bory a le secret, que l’on a envie de tout arrêter pour respirer et apprécier, enfin.

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distribution

Conception, scénographie et mise en scène Aurélien Bory

Avec :
Stéphanie Fuster
Lumière Arno Veyrat
Sonorisation Stéphane Ley
Conception technique installation Pierre Dequivre, Stéphane Dardé
Automatisme Stéphane Dardé, David Puyoou
Régie plateau Stéphane Dardé
Régie générale Arno Veyrat
Directrice adjointe Florence Meurisse
Chargée de production Marie Reculon
Attachée de communication, relations publiques Sarah Poirot
Presse Dorothée Duplan et Flore Guiraud assistées d’Eva Dias (agence Plan Bey)

PRODUCTION Compagnie 111 – Aurélien Bory

RÉPÉTITIONS La nouvelle Digue – Toulouse